Le déferrage

Depuis le 1er Mai 2009, les entraîneurs sont tenus de déclarer l’éventuel déferrage de leurs chevaux lors de la publication des partants, et sont obligés de courir leur cheval avec la ferrure – ou l’absence de ferrure – annoncée.

L’avantage de déferrer un cheval, surtout pour la première fois, est qu’on le soulage du poids supplémentaire de la ferrure qui, pour certains peut aller jusqu’à 250 ou 300 grammes à chaque pied.

 

Il existe 3 sortes différentes de déferrage :

  • Déferrage des 4 pieds : le cheval court pieds nus, sans aucun fer aux pieds.
  • Déferrage des antérieurs : le cheval court sans ses fers devant.
  • Déferrage des postérieurs : le cheval court sans ses fers derrière.
Les trois pictogrammes indiquant le déferrage des chevaux sur le programme des courses

Les trois pictogrammes indiquant le déferrage des chevaux sur le programme des courses

 

En fonction de leurs allures naturelles, certains chevaux ont besoin ou non de poids aux pieds. Un cheval déferré pour la première fois est comme un skieur à qui on ôte ses chaussures. Il ressent une impression de légèreté incomparable qui, le plus souvent, lui permet de donner le meilleur de lui-même… Cet effet peut, ou non, se répéter efficacement à chacune des sorties du cheval.

Depuis 2013 et la génération des « B », le déferrage est interdit pour les pouliches et poulains de 2 ans jusqu’à l’âge de 4 ans.

Les entraîneurs utilisent presque toujours le déferrage pour une course visée, pour un engagement particulièrement avantageux, avec un cheval parfaitement prêt à courir, ce qui est un signe de grande confiance d’un entraîneur sur la forme de son partant. On retrouve la mention des déferrés sur les tableaux des partants.

 

Deux exemples contradictoires illustrent l’efficacité ou l’inutilité du déferrage :

Selon son entraîneur, Général du Pommeau s’améliorait de près de 3 secondes par tranches de 2000 mètres lorsqu’il était déferré. L’absence de poids lui permettait d’accélérer son extraordinaire jeu de jambes pour une rentabilité multipliée.

Ready Cash ne s’est jamais amélioré, au contraire, chaque fois qu’il a couru pieds nus ou allégé dans sa ferrure. Il avait besoin d’un poids minimum (environ 200 grammes à chaque pied) aux antérieurs pour trouver son passage et éviter de tomber à l’amble.

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