Emeline Desmigneux

Portrait d’Emeline Desmigneux

Emeline Desmigneux, sur les traces de ses aînés…

Bercée par l’univers hippique, la demoiselle affiche son désir de préserver l’héritage familial… Et n’hésite pas à concilier les deux disciplines, trot et galop, dans le but de parvenir à ses fins. Portrait.

Telle une histoire sans fin…

« Nombreux sont mes aînés à s’être laissés séduire par ce métier, à se passionner pour le trotteur. Il apparaissait délicat, difficile de ne pas suivre cette voie presque toute tracée. » Sur un ton d’espièglerie, Emeline Desmigneux évoque ce qui l’a encouragé à emboîter le pas de ses pairs ! Une évidence que la demoiselle ne souhaitait cependant pas respecter scrupuleusement au… pied de la lettre. S’appliquant ainsi à apporter une variante.

Car si l’intéressée admet avoir été charmée par le patrimoine familial, c’est toutefois vers le monde du galop qu’elle paraissait vouloir accorder son attention. Droite dans ses… bottes, têtue malgré une (légitime) incompréhension de ses proches, Emeline Desmigneux effectuait alors le « grand saut » auprès notamment de Patrice Lenogue, entraîneur de chevaux d’obstacle chez lequel elle connaissait alors ses premières sensations et poussées d’adrénaline. Douze mois avant qu’elle ne rejoigne l’écurie d’un certain André Fabre, « grande personnalité du métier » qui la suivait alors du regard lorsqu’elle se jouait de l’opposition « à l’occasion d’une course école ».

Agréable satisfaction avant qu’elle ne (re)tombe très vite, trop vite les pieds sur terre. « Malheureusement » soupire-t-elle, regrettant de ne pouvoir s’exprimer assez souvent en compétition. Cruel constat qui l’amenait à se remettre en question d’autant que les « contraintes alimentaires afin de garder la ligne se révélaient particulièrement éprouvantes. »

Après une collaboration de « 8 mois aux côtés de François Giard », elle saisissait, dans la foulée, une belle opportunité : « Monsieur Fabre m’accordait la possibilité de travailler à mi-temps. Le reste de celui-ci, je m’empressais de le consacrer alors à mon papa et je découvrais beaucoup de plaisir à lui prêter main forte dans l’atmosphère familiale à Chenoise (77). » Moments privilégiés avant qu’elle ne croise le chemin de Louis Baudron, un entraîneur maîtrisant les deux disciplines et dont la polyvalence répondait alors parfaitement à l’attente de cette jeune et dynamique passionnée. Ayant connu les joies du succès précédemment, « le 14 juillet 2015 chez les amateurs, sur l’herbe de Vittel, avec la complicité de Uristo du Poncelet, et surtout sous la casaque familiale », elle découvrait alors durant cette période le plaisir de vaincre parmi les apprentis cette fois.  Elle s’imposait ainsi au sulky de Bon Jénilou à Cabourg le 28 novembre 2016. « Deux très agréables souvenirs » précise-t-elle.

Florian Desmigneux

Florian Desmigneux

Très exigeante envers elle-même, la demoiselle puise auprès de ses proches la force de se surpasser. « Il va de soit que les prestations des uns et des autres font parfois l’objet de débats » ironise celle qui découvre en son frère Florian un « modèle ». Meilleur jeune jockey voici quelques saisons, il représente ce qu’elle souhaite devenir. « A l’image de mes parents, il m’apporte énormément de conseils » confesse une cavalière, souveraine dans cet exercice de style, par deux fois en 2017. Irrésistible en selle sur Beethov au printemps à Châlons-en-Champagne (« un fils d’Odeisis de Vandel, propriété d’une dizaine de passionnés dont PC Boudot, Maxime Guyon et Mickaël Barzalona, personnalités que j’ai eu le privilège de côtoyer chez Monsieur Fabre »), elle ne résistait à l’envie de doubler la mise à La Capelle avec Cecilita. Actuel temps fort d’une carrière qu’elle n’a cependant pas encore vraiment définie. « Pour l’heure, j’apporte un coup de pouce à mon papa, bientôt sur la touche en raison d’une intervention chirurgicale à l’épaule. » murmure une demoiselle déterminée à vivre au jour le jour…

« L’avenir ? C’est une bonne question qui ne me trotte pas encore vraiment dans la tête ! » lance, avec une touche d’humour, Emeline Desmigneux. Dont la volonté est bel et bien de marcher sur les traces de ses aînés.

 

A NOTER :

Emeline Desmigneux est née le 14 juin 1997.

Nombre de victoires : 4

Premier succès : le 14 juillet 2015, dans le rang des amateurs, à Vittel avec Uristo du Poncelet.

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