Julie Henderson

Julie Henderson rattrapée par sa … passion.

Au lendemain d’un dépaysement en Australie, contrainte également de rester sur la touche, la talentueuse cavalière retrouve l’Hexagone avec la farouche volonté de reprendre le cours de ses brillantes prestations. Rencontre avec une passionnée.

 

« Chassez le naturel, il revient au galop ! » Bercée par le monde du cheval, Julie Henderson n’a donc pu échapper à cette… prophétie. Et si elle consent avoir privilégié ses études « durant deux saisons », celle qui semble avoir trouver sa voie dans le tourisme s’est finalement laissé tenter à l’idée de glisser à nouveau son pied dans l’étrier.

Comme lors de sa prime jeunesse, où sous le regard complice de son père David, entraîneur de galop résidant à Mont-de-Marsan, elle avait connu ses premières satisfactions lors de concours de sauts d’obstacles. En selle sur « son » poney…

« Parcours classique » oserait aujourd’hui s’en justifier celle qui se découvrait, doucement mais sûrement, d’autres ambitions. En quête permanente de sensations fortes « et de vitesse » prendre part à des épreuves de galop commençait alors (sérieusement) à lui … trotter dans la tête. Jusqu’à l’amener à formuler une demande de licence « cavalière », précieux sésame que les instances lui délivrait d’ailleurs en 2008.

Et d’emblée, Julie Henderson affichait sa volonté à tirer rapidement son épingle du jeu. Sans jamais perdre… à l’esprit « la notion de plaisir », insiste une compétitrice ravie d’ouvrir son palmarès à Limoges le 10 mai 2009. « Un souvenir indélébile d’autant que j’étais pour l’occasion associée à un pensionnaire de mon papa ! » se souvient cette perfectionniste dans l’âme, toujours déterminée à se remettre en question. « L’une des clefs de la réussite » murmure encore celle dont la carte de visite mentionne treize trophées « tous aussi jolis les uns des autres » pour vingt-six accessits. Un joli ratio pour cette passionnée apparue sur le programme officiel à (seulement) soixante-seize reprises…

« Etre en selle est pour moi déjà une victoire. » Noble philosophie qui dissimule cependant un « sentiment de drogue » que Julie Henderson finit d’ailleurs par admettre. Confiant qu’une sollicitation de la part d’un entraîneur lui procure déjà beaucoup de joie. Telle la reconnaissance des efforts consentis pour une cavalière qui demeure préoccupée à l’idée de toujours faire le poids. Un désir qui se traduit d’ailleurs aujourd’hui par une ligne de conduite qui l’autorise à monter quelque soit les conditions sur l’échelle des valeurs.

Julie Henderson lors d'une victoire acquise à Maisons-Laffitte en 2011

Julie Henderson lors d’une victoire acquise à Maisons-Laffitte en 2011

« Mon retour d’Australie où j’ai donc séjourné de longs mois s’est révélé un peu difficile. » Aveu teinté d’émotion de la part d’une sympathique demoiselle dont un « coup de sabot au visage survenu en travaillant de jeunes poulains en ferme auraient pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. » Étonnante insouciance pour évoquer cet accident qui aurait pu la contraindre à accrocher ses bottes au clou. De façon définitive. « Les aléas d’un métier à risques » soupire celle qui s’amuserait presque à botter en touche une situation qui l’a tenait éloignée de « son » monde durant plusieurs semaines. Un coup d’arrêt loin d’entacher son tempérament de gagnante.

Ce désir de bien faire que Julie Henderson exploitait d’ailleurs, à deux reprises, lors de la Sheikha Fatima Ladies World Championship. « C’est une compétition qui réunit des chevaux arabes et des cavalières de toutes nationalités appelées ensuite à en découdre aux quatre coins du globe. J’ai eu le privilège de représenter la France à Toulouse au printemps, puis plus récemment à Pleasanton en Californie.» Belles opportunités qui lui permettaient de se … remettre en selle. Attisait aussi cette détermination « à s’enivrer de ce doux parfum qui vous accompagne lors d’un retour victorieux aux balances. Un bonheur simple que j’ai hâte de rencontrer à nouveau »

Sans détour, elle définit sa ligne de conduite, cette ambition qui lui tient à cœur et qu’elle entend mener à bien. « Pari audacieux » qu’elle espère surmonter avec cette générosité d’âme qui semblerait vouloir la caractériser. Passion quant tu nous tiens !

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