Prix du Jockey-Club : le Classique par excellence

Le Prix du Jockey Club (Groupe I, 1 500 000 euros d’allocations) est le Classique le plus ancien du calendrier hippique Français. Créé en 1836 sur la distance de 2 500 mètres et couru sur l’hippodrome de Chantilly, le « French Derby » s’est disputé sur 2 400 mètres de 1842 à… 2005 où sa distance a été raccourcie de 300 mètres. Ce changement  continue de diviser les professionnels du plat. Certains entraîneurs et éleveurs considèrent en effet que c’est une hérésie d’avoir succombé au syndrome de la vitesse aux dépens de la tenue. D’autres professionnels estiment, au contraire, que les 2 100 mètres sont une étape intermédiaire idéale pour aller, tout en progression, vers le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, disputé le premier dimanche d’octobre.

 

L’édition 1984 du Prix du Jockey Club, gagnée par Darshaan, devant Sadler’s Wells et Rainbow Quest, reste la référence en matière de sélection. Ces trois mâles sont devenus en effet des étalons très influents au haras. Le premier cité est d’ailleurs l’auteur de Dalakhani, lauréat en 2003 et lui-même père de Reliable Man, vainqueur en 2011. Salder’s Wells a donné pour sa part les lauréats de trois éditions : Old Vic (1989), Dream Well (1998) et Montjeu (1999).
Sur les 25 dernières années, le Prix du Jockey Club a été également un tremplin direct vers le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe pour Suave Dancer (1991), Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999) et Dalakhani (2003). Intello, l’avant-dernier lauréat, a terminé 3e de l’Arc 2013.

Consacrant les meilleurs mâles de 3 ans, le Prix du Jockey Club est également une chasse gardée pour quelques entraîneurs et jockeys. Alain de Royer-Dupré l’a gagné déjà à six reprises et Pascal Bary, cinq fois. Chez les jockeys, le record d’Yves Saint-Martin (9 succès) n’est pas prêt d’être battu par Frankie Dettori, Gérald Mossé et Christophe Soumillon, toujours en activité, et comptant chacun trois succès à leur actif.

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