Jos Verbeeck

Portrait de Jos Verbeeck

Surnommé, par les turfistes qui l’adorent, le « Sorcier Belge » ou « La Légende », Joseph Verbeeck est né à Diest en Belgique le 6 février 1957, et découvre sa passion vers 6 ans en faisant des courses de poneys. Après une rapide – et fructueuse – carrière de jockey au trot monté à l’époque de l’adolescence, il devient ensuite professionnel en intégrant la plus célèbre écurie belge de l’époque : Darby Farm, avec laquelle il apprend son métier de driver de courses.

De nombreux séjours aux USA dans les années 80 lui ajoutent l’expérience incomparable des courses américaines si particulières, si tactiques dans leurs déroulements. Arrivé en France, il commence à driver pour l’entraîneur lorrain Jean-Lou Peupion qui lui fait rapidement confiance, et remporte sa première course en France en 1985. Le compteur, au 25 février 2015, affiche 3323 succès sur le sol français, on peut pratiquement en doubler le nombre si l’on ajoute celles remportées sur les hippodromes du monde entier.

Grand voyageur, parlant pratiquement toutes les langues de l’ouest européen, résolument soucieux de ses prérogatives de liberté dans sa vie privée, Jos Verbeeck démontre en course une science innée, améliorée d’une expérience incomparable pour tous types de trains. Le chronomètre greffé au creux de sa main gauche, – même s’il est capable intuitivement de savoir au dixième près la réduction dans laquelle il se trouve -, il maîtrise son sujet, comme lors de sa première victoire dans le Grand Prix d’Amérique au sulky du champion germano-canadien Sea Cove au cours duquel il joue avec l’opposition en partant de très loin. Depuis, 3 autres championnats du monde de Vincennes sont tombés dans son escarcelle de driver : Abo Volo (1997), Dryade des Bois (1998) en perdant 30 mètres au départ, et Abano As (2003) d’un souffle.

Sulky d’or en 1995, 1996, 1997 et 1999, aucune grande course européenne ne lui a échappée, de l’Elitloppet suédois (2 fois) au Grand Prix de la Loterie napolitain, en passant par tous les Groupes I et II Français. Même s’il a gardé son éternel look de rock-star, Jos Verbeeck ne défraie plus la chronique comme il a pu le faire auparavant, et se délecte d’une existence devenue calme, pour autant que la vie d’un cash-driver puisse l’être.

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